71,51 km (Total : 2 479,69 km)
620 m D+ (Total : 18 979 m)
C’est presque à regret que je quitte le petit paradis d’Anita et Rolf. Leur bienveillance et leur gentillesse me manqueront.
Ces deux jours de repos m’ont fait grand bien, je le sens dès les premiers kilomètres de montée que je gravis allègrement. La route est de surcroît très belle, et peu fréquentée. Au fur et à mesure de mon avancée, je m’aperçois que les maisons en milieu périurbain n’ont plus tout à fait le même cachet qu’auparavant : elles commencent à se banaliser, et à ressembler à celles que l’on peut voir dans nos régions : les murs de bois rouge bordés de blanc ont fait la place aux murs en briques.
Vers midi, je m’arrête dans un restaurant où la dame me parle spontanément en français. Perspicace, elle a lu deux ou trois mots sur mon maillot et a deviné que c’était ma langue maternelle. Un petit drapeau affiché discrètement dans l’établissement me fait comprendre que ses exploitants sont d’origine syrienne. Au menu, j’ai de nouveau droit à cette curieuse pizza kebab béarnaise, je m’y suis décidément bien habitué.
Quelques kilomètres plus loin, un château aux murs bardés de bois jaune me fait étrangement penser à une version suédoise de Moulinsart : j’apprendrai en soirée qu’il s’agit du Gripenbergs slott (château de Gripenberg), qu’il a été achevé en 1663 et qu’il n’est pas bardé de bois, il est EN bois ! Plus loin encore, j’arrive près d’une chute d’eau assez spectaculaire : Stalpet, à Aneby sur la rivière Svartån. Le site a été aménagé en attraction touristique en y installant notamment une cafétéria où je ne me fais pas prier pour déguster une petite pâtisserie accompagnée d’un café, avant de reprendre la route.
Je n’ai plus que quelques kilomètres avant d’arriver au camping Målsånna Turism & Lantbruk où j’ai préféré réserver : j’ai en effet appris que la saison d’été en Suède était terminée depuis le 15 août, et que les horaires d’ouverture sont bien moins larges qu’auparavant.
C’est pour un prix qui me semble dérisoire que j’ai accès à un joli chalet parfaitement équipé dans lequel je m’installe rapidement, non sans avoir salué le colocataire qui n’est autre qu’un gros chat avide de caresses.







































































































































































































































































































































































































































































































































