81,14 km (Total : 2 560,83 km)
701 m D+ (Total : 19 680 m)
Aujourd’hui, journée de transition. En tout cas en termes de dénivelé : ça devrait être la dernière où il est important (avant l’Espagne, mais je n’y pense pas encore), vu que dès la moitié du parcours du jour, je suis censé entamer une lente descente vers Helsinborg et le Danemark.
La route est comme un concentré de tout ce que j’aurai vu en Suède : des lacs, des forêts, des chemins de campagne, des voitures anciennes, des villages pittoresques mais sans le moindre commerce, des routes au trafic important et de longues pistes cyclables. Sans oublier, pour le repas de midi, une pizza kebab béarnaise. J’ai toujours l’impression de choisir une version différente vu que je ne comprends rien aux menus affichés mais je tombe toujours sur ça, à quelques variantes près. Et la variante du jour vaut son pesant d’or : elle est garnie de frites.
Le temps se gâte fortement en cours d’après-midi. Une petite vérification des sites météo locaux m’apprend que la pluie va s’installer durablement, pour au moins cinq jours consécutifs. Mon budget « logement » risque d’en prendre un sacré coup vu que dans ces conditions, je choisis à présent systématiquement un stuga, et ma tente reste soigneusement emballée dans ma remorque.
À Vaggeryd, au Hjortsjöns camping où je viens de m’installer, un monsieur d’une bonne soixantaine d’années à l’allure assez sportive remarque mon vélo, puis vient rapidement me parler. Il est Hollandais, et semble un cycliste expérimenté. Je l’écoute poliment, mais son monologue (je n’en place pas une) commence rapidement à m’échauffer les oreilles vu que ce ne sont que des critiques sur mes choix d’habillement, d’équipement, de poids de bagages, de cadenas etc. Seuls trouvent grâce à ses yeux ma selle (une Brooks) et les freins hydrauliques du vélo (des Magura d’origine). Le hasard veut qu’à chaque fois que je sors, pour aller à la douche, ou aux toilettes, ou faire la vaisselle, ou chercher de l’eau, je tombe sur lui. Et il a toujours un petit truc à rajouter à propos de ses propres expériences (dont je me fiche à présent éperdument, faut-il le préciser). Pour la première fois depuis le début de l’aventure, je décide même de fermer mon chalet à clé, des fois qu’une nouvelle anecdote lui reviendrait en tête.






















































































































































































































































































































































































































































































































































