112,72 km (Total : 2 853,42 km)
537 m D+ (Total : 20 704 m)
C’était annoncé : c’est la pluie qui m’accompagne dès le départ. Une pluie faible, mais continue. Les premiers kilomètres se font sur des routes plutôt agréables, sans trop de trafic ni de dénivelé.
Vers midi, je m’arrête dans la dernière petite ville que je traverserai en Suède : Hyllinge. J’y mange ma traditionnelle pizza, puis reprends la route direction Helsingborg. La route en question n’a rien d’amusant : le trafic y est important, et les automobilistes ne montrent guère d’empathie envers le cycliste que je suis. Ce manque de considération devient même une sorte de haine au moment de traverser un rond-point ou de passer un carrefour : la bande étroite qui me sert de piste cyclable est en effet, à ces endroits, inexistante et m’oblige à m’insérer rapidement dans le trafic automobile, ce qui me vaut quelques coups de klaxon (auxquels je réponds par quelques injures bien senties, je l’avoue). Heureusement, les huit derniers kilomètres se font sur une vraie piste cyclable, comme souvent à l’approche des centres urbains.
Helsingborg semble être une ville plutôt importante, sans doute en raison de son statut de « dernière ville de Suède avant le Danemark ». C’est en effet là que je vais prendre le ferry jusque Helsingør. Par chance, il y en a un qui démarre à peu près un quart d’heure après l’achat de mon billet. Il n’y a que six kilomètres, et c’est heureux : la mer est en effet assez agitée, et certains passagers semblent en souffrir (et moi aussi, je ne vais pas faire le malin : quelle idée d’avoir commandé un café au bar du bateau…).
Arrivé au Danemark, un couple qui sort également du ferry me bombarde de tas de questions sur mon projet, car mon vélo les intrigue. La dame me fait même afficher ma page Facebook sur son portable, afin de pouvoir suivre mes aventures…
En débarquant, petite déception : rien ne dit que je suis au Danemark (même s’il n’y a évidemment aucun doute à avoir). Pas de poste frontalier, pas de formalités, pas même de panneau. Cependant, quelques centaines de mètres plus loin, j’aperçois un poste-frontière auquel j’ai échappé en ma qualité de cycliste. J’y prends ma photo traditionnelle de passage de frontière, puis reprends la route. La piste cyclable, pour être exact. Car chose incroyable (et réjouissante), sur les quelque cinquante kilomètres que j’aurai parcourus au Danemark aujourd’hui, tous l’auront été sur piste. Et la qualité du réseau réservé aux cyclistes est hallucinante !
En fin de journée, j’aboutis dans un camping gigantesque, mais d’un calme incroyable, alors qu’il est bondé : le DCU Absalon, à Rødovre. J’y réserve un petit chalet, afin de pouvoir faire sécher mon équipement. Celui que j’ai choisi est le plus petit modèle du camping, mais c’est pourtant l’un des mieux équipés, des plus propres et des plus agréables que j’aurai vus depuis le début du voyage. À tel point que je décide de le réserver directement pour une nuit supplémentaire, afin d’y passer mon jour de repos hebdomadaire avec 24 heures d’avance.






















