105,87 km (Total : 909,03 km)
722 m D+ (Total : 6 954 m)
Grand soleil ce matin, mais aussi grand vent. Après quelques kilomètres de piste cyclable, j’aboutis sur une route de moyenne importance, un peu trop fréquentée à mon goût. Lorsque Komoot me propose un chemin de traverse sous la forme d’une piste en terre, je ne dis pas non. Elle a l’air régulière, sans trop de cailloux. Mais au bout de quelques kilomètres, le calibre des cailloux change : ils ressemblent à présent à du ballast de chemin de fer. De quoi faire sauter ma chaîne trois fois. Ce n’est pas difficile à réparer, mais c’est fastidieux : pour accéder à la chaîne, il faut en effet d’abord immobiliser le vélo. Et pour ça, je dois utiliser la béquille de la remorque. Que je ne peux actionner que s’il n’y a pas trop de poids qui porte sur la tringle qui relie la remorque au vélo. Or les sacs rouges sont diablement lourds, particulièrement ceux de l’arrière : je dois donc à chaque fois les déposer, puis les replacer (comme le matelas, d’ailleurs) dès que mon petit travail est terminé.
D’humeur un peu maussade, je m’aperçois un peu par hasard qu’un message m’attend sur Messenger. Je profite d’une pause pour l’ouvrir : ce sont les résidents du Château Vert qui m’ont fait une petite vidéo d’encouragement très sympa et très touchante, qui me redonne un moral d’acier.
Un peu plus tard, Komoot me propose un nouveau chemin de terre sur plus de 20 kilomètres, assorti d’un dénivelé déraisonnable. Je décide donc de remercier mon planificateur d’itinéraire et de n’en faire qu’à ma tête. J’ai été bien inspiré puisque j’arrive assez rapidement au bord d’un magnifique lac au bord duquel une sorte d’abri accueille les voyageurs de passage. J’y remarque notamment une scie et une hache en dépôt, signes du respect que les Suédois ont pour ce genre d’infrastructures.
Quelques kilomètres plus loin, j’aboutis à ce qui ressemble assez furieusement à une autoroute. Ce n’en est pas une, mais les automobilistes n’ont pas l’air de le savoir : ils roulent à des vitesses de dingue, sans faire attention à moi plus que ça. Je décide donc de quitter cet enfer au plus vite, quitte à allonger mon parcours.
Et allongé, il l’est puisque de 85 kilomètres prévus au départ, j’aboutis finalement à 105. C’est donc fourbu que je passe la nuit dans un sympathique petit refuge en bois découvert complètement par hasard.




























