102,86 km (Total : 3 803,97 km)
113 m D+ (Total : 23 090 m)
Mes trente derniers kilomètres aux Pays-Bas se font sur de jolies pistes cyclables assez fréquentées la plupart du temps par des couples de personnes plutôt âgées, à vélo électrique, et sans casque (je n’ai d’ailleurs vu absolument personne en porter sur les trois jours à arpenter les pistes hollandaises). Certains me dévisagent, d’autres m’ignorent complètement, certains enfin m’arrêtent pour me poser quelques questions tant mon équipage les intrigue.
La frontière belge se rapproche tout doucement, ce qui me procure des sentiments partagés. Je la franchis dans une zone plutôt urbanisée en me retrouvant très vite sur une voie rapide assez stressante. Après un ou deux kilomètres à peine, un jeune homme m’arrête afin de me demander s’il y a des bus en direction de je ne sais où. Je lui réponds que je ne suis pas vraiment du coin et que je suis juste un voyageur de passage, ce qui a visiblement échappé à notre homme un peu distrait (ou pas très futé, allez savoir).
La route du jour étant assez longue (plus de 100 kilomètres), je suis forcé de suivre de très longues lignes droites assez désagréables, avant de me retrouver dans la banlieue d’Antwerpen (Anvers), que je traverse ensuite. La signalisation réservée aux cyclistes est malheureusement assez incohérente : parfois on est prioritaire, et parfois pas, sans logique apparente ; certaines traversées d’axes importants (et très fréquentés) relèvent pour leur part du parcours du combattant ; les feux tricolores qui sont censés réglementer nos passages sont parfois réservés aux seuls cyclistes et parfois sont les mêmes que ceux des piétons, ce qui amène une certaine confusion car en traversant de bonne foi un passage pour piétons où le signal est vert, on peut être en infraction parce que le signal cycliste (quand il existe et quand on le voit) peut parfaitement être au rouge !
Ce n’est que quelques kilomètres avant mon point de chute du jour que le trafic se calme un peu : j’arrive en effet à Puurs-Sint-Amands, tout près du fort de Breendonk (et juste à côté de la brasserie Duvel), c’est là que m’attend la propriétaire du gîte de ce soir, au nom curieux de The best known village of Belgium.





















