🇾đŸ‡Ș Jour 27 : GĂ€vle > Uppsala

120,47 km (Total : 2 048,10 km⭐⭐)

441 m D+ (Total : 15 959 m)

L’animal que j’ai le plus croisĂ© depuis le dĂ©but du pĂ©riple (indĂ©pendamment du moustique, mais ça ne compte pas) est incontestablement la bergeronnette grise. Enfin ça, c’était jusqu’à aujourd’hui. Car depuis ce matin, le petit passereau pourrait bien ĂȘtre dĂ©trĂŽnĂ© par
 la limace. Il pleut tellement qu’elles s’en donnent Ă  cƓur joie, il y en a partout sur les routes !

AprĂšs une petite dizaine de kilomĂštres, je fais une halte dĂ©sormais traditionnelle : je m’arrĂȘte dans un ICA (c’est une chaĂźne de magasins) pour y acheter notamment quelques « semlor » (ce sont des pĂątisseries qui ressemblent Ă  des boules de Berlin) Ă  la crĂšme vanille ou Ă  la compote de pommes. Alors que je range dans mes sacoches mes petits achats, j’aperçois un autre cyclovoyageur qui se dirige vers moi. « L’Europe du Nord au Sud ? », me demande-t-il
 Assez abasourdi, je rĂ©ponds que oui. Et mon interlocuteur de prĂ©ciser qu’on s’est dĂ©jĂ  parlĂ© sur Facebook : il s’agit de Manu, qui a une page intitulĂ©e « l’inattendu au bout du chemin ». Son projet Ă  lui est de voyager pendant 7 ans ! On se raconte briĂšvement nos histoires, on Ă©change quelques impressions et expĂ©riences, puis nous prenons congĂ© l’un de l’autre tout en nous souhaitant rĂ©ciproquement le meilleur. Encore une chouette rencontre (et lĂ  c’est la premiĂšre fois qu’on me reconnaĂźt) !

La suite de la journĂ©e est beaucoup moins amusante : les kilomĂštres dĂ©filent sur des routes interminables (mais rapides, c’est dĂ©jĂ  ça) et monotones, sous une pluie gĂ©nĂ©reuse et incessante qui finit par avoir raison de tout mon Ă©quipement impermĂ©able. ImpermĂ©able, mais pas Ă©tanche : aprĂšs plusieurs heures d’exposition Ă  la pluie, c’est la capillaritĂ© qui finit par gagner. RĂ©sultat : veste, gants, pantalon, chaussures, chaussettes, tout est complĂštement trempĂ©. Je dois donc impĂ©rativement trouver un stuga (chalet) pour pouvoir sĂ©cher tout ça en une seule nuit, vu que la mĂ©tĂ©o annonce le mĂȘme temps pour le lendemain.

Je finis par trouver un camping Ă  l’entrĂ©e d’Uppsala. C’est un camping « urbain » mais tout Ă  fait correct, et apparemment trĂšs calme : le Fyrishov Stugby och Camping. Je choisis le plus petit stuga (qui ressemble au mieux Ă  un abri de jardin, au pire Ă  des cabinets), et j’y fais sĂ©cher tant bien que mal mon Ă©quipement sur tout ce qui est disponible, avant de filer au lit aprĂšs cette journĂ©e qui aura vu passer le 2 000e kilomĂštre au compteur.

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