🇫🇮 Jour 8 : Leppäjärvi > Muonio

110,37 km (Total : 561,74 km)

649 m D+ (Total : 4 944 m)

Il est presque midi lorsque je quitte le camping. Avant de prendre la route, je fais quelques emplettes à la supérette, où j’achète notamment du cœur de renne séché emballé sous vide, découpé en petits morceaux à grignoter. On verra bien…

Vers 13 heures (la Finlande a une heure de plus par rapport à la Norvège), je goûte ce fameux renne séché : délicieux ! Un peu salé, mais très addictif : une fois qu’on commence, c’est dur d’arrêter…

Ma route me mène à un important carrefour, où une piste cyclable apparaît, mais malheureusement pour une distance un peu trop courte à mon goût. Comme je me sens plutôt en forme, les kilomètres s’enchaînent. Conséquence : la fringale ne tarde pas à se manifester. Par chance, un établissement mi-café mi-boutique de souvenirs s’annonce par un panneau assez racoleur : 1 café + 1 pâtisserie : 1 euro. Juste en face, un établissement similaire propose le même genre de formule, ce qui explique sans doute le prix ridiculement bas. Je commande donc une appétissante pâtisserie en pâte feuilletée, fourrée pour moitié de confiture et pour moitié de crème anglaise. Parfait avec le café pour reprendre des forces rapidement. Tellement parfait que je commande exactement la même chose quelques minutes plus tard.

Pour la nuit, je galère pour trouver un camping. Ce sera donc bivouac. Oui mais voilà : je suis dans une zone suburbaine… Je vais donc devoir ajouter quelques kilomètres au compteur pour trouver un endroit au calme ! J’arrive d’abord dans une espèce de village de sports d’hiver, complètement désert ou presque. Tentant, mais risqué. Je traverse alors la route pour me retrouver dans une succession de chemins rocailleux. Je vois sur Google Maps que l’un d’entre eux se poursuit en cul-de-sac quelques dizaines de mètres après une habitation. Et quelle habitation ! Une splendide villa au beau milieu des bois, qui semble inoccupée pour le moment. Après l’avoir dépassée (et photographiée), j’arrive à une clairière qui me paraît parfaite. C’était sans compter sur une présence importante de fourmis plutôt agressives mais tant pis : il est vraiment trop tard pour encore chercher, et je suis bien assez fatigué comme ça.

Pour la première fois depuis le départ, j’ai dépassé la distance symbolique des 100 kilomètres pour une étape.

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