92,49 km (Total : 2 140,59 km)
600 m D+ (Total : 16 559 m)
Après la pluie incessante de la veille, je m’attendais naïvement à une accalmie, mais il n’en a rien été : il a plu toute la nuit aussi. Résultat : le terrain est spongieux, et il va falloir que je remonte mon équipement sous la pluie battante. Pas trop grave pour les sacoches vu que je peux les fermer avant de les monter sur le vélo, mais pour la remorque, c’est autre chose… : il faut en effet la maintenir ouverte au moins le temps d’y ranger mon matériel, qui peut ainsi se retrouver trempé en un rien de temps ! Je procède donc le plus rapidement possible, puis prends le départ avec mes vêtements secs. Ça a duré 10 petites minutes. L’eau s’infiltre partout, bien plus rapidement que la veille. Il va bien falloir m’en accommoder…
Vers midi, j’arrive dans une petite ville : Knivsta. J’espère bien y trouver une pizzeria/kebab comme il y en a partout en Suède. J’arrive devant la première : fermée. Je me dirige tant bien que mal – il y a des travaux partout – vers une autre, où on me dit que l’on n’accepte que le cash. Que je n’ai bien sûr pas. Je renonce assez rapidement à rester dans cette petite ville décidément bien hostile, et reprends la route pour une nouvelle petite dizaine de kilomètres avant d’arriver à Märsta, où je tombe rapidement sur un restaurant indien dans lequel je m’engouffre. Très bon choix : tout était délicieux (et pas cher). En sortant, je m’aperçois que mes chaussures sont percées… Il faut donc que j’en trouve des nouvelles assez vite. Par chance, un magasin de vêtements techniques se trouve dans la même ville : j’y achète donc la paire de chaussures qui va succéder à mes bonnes vieilles Decathlon.
Peu de temps après, j’arrive dans la banlieue de Stockholm. Le trafic y est très important. C’est normal, c’est la capitale. Le réseau routier « vélo », là aussi, est très développé. On traverse la ville sans jamais quitter les pistes cyclables. Mais le nombre de cyclistes est hallucinant : il est difficile de s’arrêter pour prendre une photo, par exemple. Ce qui m’aurait pourtant bien fait plaisir puisque la pluie a enfin commencé à se calmer.
En sortant de Stockholm, je remarque un véhicule ressemblant étrangement au « panier à salade » de Citroën, mais en version moderne. En y regardant de plus près, je comprends qu’il s’agit de l’échoppe ambulante d’un boulanger. Je décide donc de m’y arrêter pour y commander deux ou trois pâtisseries, et la conversation s’engage avec le marchand qui semble épaté par mon projet. Je lui explique que j’ai été attiré par son véhicule, et je cite le surnom que l’on donne en France à son prédécesseur, ce qui a l’air d’amuser beaucoup mon interlocuteur. Nous parlons alors de cinéma français des années 70, et apparemment enchanté de notre rencontre, il décide de m’offrir un « pain au levain » (en français dans le texte) qui s’avérera absolument délicieux.
J’arrive ensuite à Skärholmen dans un camping urbain (on est toujours dans la banlieue de Stockholm) : le Bredäng Camping Stockholm, bien plus développé que celui d’Uppsala, où on me propose une jolie chambre dans une sorte de conteneur (bien) aménagé, à un prix étonnamment bien plus raisonnable que celui d’un stuga.













