120,47 km (Total : 2 048,10 kmââ)
441 m D+ (Total : 15 959 m)
Lâanimal que jâai le plus croisĂ© depuis le dĂ©but du pĂ©riple (indĂ©pendamment du moustique, mais ça ne compte pas) est incontestablement la bergeronnette grise. Enfin ça, câĂ©tait jusquâĂ aujourdâhui. Car depuis ce matin, le petit passereau pourrait bien ĂȘtre dĂ©trĂŽnĂ© par⊠la limace. Il pleut tellement quâelles sâen donnent Ă cĆur joie, il y en a partout sur les routes !
AprĂšs une petite dizaine de kilomĂštres, je fais une halte dĂ©sormais traditionnelle : je mâarrĂȘte dans un ICA (câest une chaĂźne de magasins) pour y acheter notamment quelques « semlor » (ce sont des pĂątisseries qui ressemblent Ă des boules de Berlin) Ă la crĂšme vanille ou Ă la compote de pommes. Alors que je range dans mes sacoches mes petits achats, jâaperçois un autre cyclovoyageur qui se dirige vers moi. « LâEurope du Nord au Sud ? », me demande-t-il⊠Assez abasourdi, je rĂ©ponds que oui. Et mon interlocuteur de prĂ©ciser quâon sâest dĂ©jĂ parlĂ© sur Facebook : il sâagit de Manu, qui a une page intitulĂ©e « lâinattendu au bout du chemin ». Son projet Ă lui est de voyager pendant 7 ans ! On se raconte briĂšvement nos histoires, on Ă©change quelques impressions et expĂ©riences, puis nous prenons congĂ© lâun de lâautre tout en nous souhaitant rĂ©ciproquement le meilleur. Encore une chouette rencontre (et lĂ câest la premiĂšre fois quâon me reconnaĂźt) !
La suite de la journĂ©e est beaucoup moins amusante : les kilomĂštres dĂ©filent sur des routes interminables (mais rapides, câest dĂ©jà ça) et monotones, sous une pluie gĂ©nĂ©reuse et incessante qui finit par avoir raison de tout mon Ă©quipement impermĂ©able. ImpermĂ©able, mais pas Ă©tanche : aprĂšs plusieurs heures dâexposition Ă la pluie, câest la capillaritĂ© qui finit par gagner. RĂ©sultat : veste, gants, pantalon, chaussures, chaussettes, tout est complĂštement trempĂ©. Je dois donc impĂ©rativement trouver un stuga (chalet) pour pouvoir sĂ©cher tout ça en une seule nuit, vu que la mĂ©tĂ©o annonce le mĂȘme temps pour le lendemain.
Je finis par trouver un camping Ă lâentrĂ©e dâUppsala. Câest un camping « urbain » mais tout Ă fait correct, et apparemment trĂšs calme : le Fyrishov Stugby och Camping. Je choisis le plus petit stuga (qui ressemble au mieux Ă un abri de jardin, au pire Ă des cabinets), et jây fais sĂ©cher tant bien que mal mon Ă©quipement sur tout ce qui est disponible, avant de filer au lit aprĂšs cette journĂ©e qui aura vu passer le 2 000e kilomĂštre au compteur.











