62,34 km (Total : 803,16 km)
279 m D+ (Total : 6 232 m)
Il a plu une bonne partie de la nuit. Au réveil, le temps semble sec mais il va falloir que j’attende un moment que la tente puisse un peu sécher.
Mon voisin de camping semble pour sa part toujours bien endormi… Hier, il a préparé son repas en coupant ses légumes directement sur un banc en bois. Je décide donc de lui laisser ma planche à découper : il en aura certainement un meilleur usage que moi, qui ne m’en suis pas encore servi.
Mon petit déjeuner était sans doute un peu trop léger : j’éprouve de la fatigue dès les premiers kilomètres. Il s’agit donc de trouver rapidement un endroit où je pourrai me préparer un vrai repas et un vrai café. Mais cet endroit tarde à venir : les parkings ont beau être très nombreux, les infrastructures de type pique-nique sont rarissimes, pour ne pas dire inexistantes.
À un moment, mon planificateur d’itinéraire Komoot me propose une route en terre un peu caillouteuse. Ce n’est pas du tout ce que je préfère mais si c’est pour quelques kilomètres, pourquoi pas ? D’autant plus que les premières centaines de mètres se font sur de la terre assez ferme. Mais bientôt les premiers cailloux arrivent, et mon équipage n’accroche pas : les roues glissent souvent sur des pierres de taille moyenne, ce qui rend la conduite inconfortable et fatigante. En vérifiant l’itinéraire de mon application, je me rends compte que cette route risque de se prolonger pendant près de 40 kilomètres ! Impensable. J’opère donc un demi-tour pour regagner la route classique. 4 kilomètres de perdus, mais sans regret.
Un panneau géant indiquant que je sors du Cercle polaire fait bientôt son apparition. Au même niveau, une sorte de complexe touristique à l’abandon me semble l’endroit idéal pour me préparer un repas chaud. Seul un renne presque blanc fréquente les lieux. Il ne faut pas 10 minutes pour qu’une famille sortant d’un camping-car décide de visiter la place à son tour, troublant quelque peu ma quiétude. D’autant plus que le père de famille décide d’engager la conversation. Je réponds à ses questions, et il me souhaite bon courage pour la suite, ce pour quoi je le remercie, avant d’enfin me préparer ce fameux café. J’ai en la matière des goûts de luxe puisque je me prépare du café Illy dans une petite cafetière à expresso Bialetti.
Après 6 jours de route, il est temps de m’accorder à nouveau un jour de repos complet pour faire la lessive, recharger les batteries (au sens propre comme au sens figuré), faire quelques courses et prendre une douche digne de ce nom.
Mon itinéraire m’amène dans une petite ville dont le nom sonne comme celui d’un personnage d’Astérix : Överkalix, où je trouve rapidement le camping municipal qui porte naturellement le nom d’Överkalix camping. Malheureusement, il n’y a plus de chalet individuel disponible, mais la dame de l’accueil me propose gentiment une belle réduction sur un chalet familial situé au bord d’un grand lac paisible, où deux ou trois pêcheurs se livrent à leur activité favorite face au soleil couchant.























