🇳🇱 Jour 49 : Lathum > Helvoirt

91,15 km (Total : 3 701,11 km)

108 m D+ (Total : 22 977 m)

Il est encore tôt lorsque je quitte le camping de Lathum : je n’ai en effet pas dû attendre que ma tente soit sèche car il n’y avait pratiquement pas de rosée, sans doute grâce aux températures assez élevées de la nuit.

La première ville de mon parcours du jour est Westervoort. Juste avant d’y arriver, la piste cyclable qui longe la voie rapide classique traverse un champ où de nombreux grands oiseaux cohabitent : j’y aperçois notamment plusieurs hérons, une grande aigrette, des oies cendrées, des freux, des choucas et une cigogne blanche. Un peu plus loin, une de ses congénères est perchée sur un poteau d’éclairage de la voie rapide, complètement indifférente au trafic important qu’elle surplombe.

Comme la Suède, les Pays-Bas regorgent d’étendues et de cours d’eau. Mais ici, pratiquement tous les plans d’eau sont dus à l’intervention de l’homme, et quasiment toutes les rivières sont canalisées, voire créées de toutes pièces.

La traversée de Nijmegen est assez étonnante, tant les parties de la ville sont différentes : je passe d’abord par plusieurs quartiers très modernes, où une grande partie des immeubles est en cours de construction, puis je traverse une zone plus industrielle, où quelques petites usines côtoient les parcs économiques et les installations portuaires, puis j’arrive dans la « vieille ville », d’apparence plus classique. Je traverse ensuite une ville plus petite : Berghem, surprenante à plus d’un titre elle aussi. La plupart des maisons sont en groupes : chaque maison-type est en effet reproduite à l’identique en plusieurs exemplaires par séries de dix à cinquante à peu près, avec quelques variantes de couleurs, mais sans que cela ressemble à ce que l’on appelle communément des « cités ». J’ai plutôt l’impression de traverser un immense projet d’architecte, assez audacieux et plutôt réussi.

Après avoir emprunté une zangfietspad (littéralement : piste cyclable chantante), me voici déjà au camping De Gijzel à Helvoirt. Pas grand-chose à voir avec celui de la veille : celui-ci est petit, à l’ambiance « familiale » (d’après les propriétaires), et il n’y a aucune voiture. Elles sont juste autorisées temporairement, afin de déposer ou de récupérer les caravanes, puis elles doivent être garées à l’extérieur. Il n’y a aucune autre tente que la mienne, j’ai donc un peu de choix pour m’installer. Je suis très étonné de voir que chaque emplacement dispose d’une surface rectangulaire en gazon artificiel ancré dans le « vrai » gazon, mais j’en comprends vite l’intérêt : il n’y a pratiquement pas de remontée nocturne d’humidité sur ce genre de surface.

Alors que je me prépare à prendre ma douche avant de filer au lit, le couple voisin me propose de prendre un café avec eux : je pense qu’ils ont eu un peu pitié de moi en me voyant manger tout seul (alors que ça ne me dérange pas du tout)…

Lors de la conversation, j’explique mon projet qui a l’air de les toucher beaucoup puisqu’ils me remettent vingt euros pour la cagnotte « Château Vert ».

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